Créer une société à Monaco en 2026 : l’autorisation prend des mois et vous est personnelle
Société à Monaco : une SARL exige 15 000 euros libérés et une autorisation gouvernementale de 2 à 3 mois — 25 % sur le seul chiffre hors Monaco.
Monaco n’est pas un endroit où l’on s’immatricule. C’est un endroit où l’on s’installe, et la société suit. Chaque caractéristique du processus de constitution est conçue pour rendre cette distinction incontournable, à commencer par une autorisation gouvernementale accordée à une personne nommée pour une activité définie et qui peut tout simplement être refusée.
En bref. Une SARL monégasque exige 15 000 euros de capital, intégralement souscrit et libéré, déposés dans une banque monégasque avant l’immatriculation, et au minimum deux associés. Une version unipersonnelle, la SARLU, existe. La constitution prend environ deux à trois mois, car toute activité requiert une autorisation préalable du Gouvernement — le délai légal d’instruction va jusqu’à 45 jours, mais huit à douze semaines est réaliste. L’impôt sur les bénéfices, l’ISB, est de 25 % et ne s’applique qu’aux sociétés réalisant plus de 25 % de leur chiffre d’affaires hors de Monaco ; celles qui opèrent essentiellement dans la Principauté paient 0 %. Les entreprises réellement nouvelles bénéficient de deux ans d’exonération totale puis d’une montée en charge progressive. Il n’y a pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques.
Comment créer une société à Monaco
- Demander au Gouvernement l’autorisation d’exercer l’activité — déclaration pour les associés monégasques, autorisation d’exercice pour les associés étrangers — en soumettant le projet de statuts.
- Obtenir une adresse professionnelle à Monaco, locaux propres ou société de domiciliation agréée, et ouvrir un compte bancaire local en y déposant les 15 000 euros.
- Enregistrer les statuts et l’acte notarié de souscription et de libération, puis s’inscrire au Répertoire du Commerce et de l’Industrie (RCI) et obtenir le numéro statistique NIS.
- Déclarer la société aux Services Fiscaux et affilier les gérants à la sécurité sociale monégasque.
L’inscription au RCI et le droit fixe d’enregistrement sont des montants modérés. La dépense réelle porte sur le notaire, la publication légale obligatoire et la domiciliation, souvent plusieurs milliers d’euros au total.
L’autorisation, c’est tout le processus
Cela mérite d’être souligné, car c’est là que Monaco diffère fondamentalement de toute autre juridiction européenne.
Vous ne pouvez pas exercer avant l’octroi de l’autorisation. Elle est discrétionnaire. Elle peut prendre des mois. Elle peut être refusée. Et elle est personnelle au gérant nommé et à l’activité définie — elle n’est donc pas transférable, et changer d’activité ou de gérant impose de repartir en arrière.
Il n’existe pas de règle formelle d’administrateur résident, mais le gérant doit détenir personnellement l’autorisation, et un gérant étranger a besoin d’un permis de travail et de séjour pour diriger la société.
Les 25 % sont plus étroits qu’il n’y paraît
L’impôt sur les bénéfices est passé de 33,33 % à 25 % pour les exercices ouverts à compter de 2022. Il ne s’applique que lorsque plus de 25 % du chiffre d’affaires est réalisé hors de Monaco. Une entreprise opérant pour l’essentiel dans la Principauté ne paie rien.
Les entreprises nouvelles sont bien traitées : deux ans d’exonération totale, puis une montée en charge taxant 25 %, 50 % et 75 % des bénéfices des années trois à six. Cet allègement ne vise que les activités réellement nouvelles, non celles qui sont transférées ou rachetées.
Et il n’y a pas d’impôt sur le revenu des résidents monégasques — ce qui, pour la plupart de ceux qui envisagent Monaco, est le véritable objet de l’exercice.
Pourquoi ce n’est pas une constitution à distance
Toute activité requiert une autorisation gouvernementale préalable, une adresse physique à Monaco et un compte bancaire local avec le capital déposé. Les banques monégasques appliquent une entrée en relation stricte. Attendez-vous à des étapes en présentiel et à un KYC complet.
Créer ici suppose de fait de s’installer.
Commissariat aux comptes
Un commissaire aux comptes est requis si le capital social dépasse 150 000 euros, ou si deux des trois seuils sont atteints sur deux exercices : actif supérieur à 1,5 million d’euros, chiffre d’affaires supérieur à 2,5 millions ou plus de 20 salariés. En deçà, un expert-comptable monégasque certifie les comptes.
Pour qui cela fonctionne vraiment
Pour ceux qui veulent réellement s’installer à Monaco et y détenir des actifs ou diriger une société sous une résidence sans impôt personnel. Pour eux, le processus est long mais cohérent.
Totalement inadapté comme véhicule de détention rapide ou à distance.
La référence complète et datée sur ce sujet : Création de société en Monaco.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour créer une société à Monaco ?
Environ deux à trois mois. Le goulet d’étranglement est l’autorisation gouvernementale préalable obligatoire : le délai légal d’instruction va jusqu’à 45 jours, mais huit à douze semaines constituent l’attente réaliste. Vous ne pouvez pas exercer avant son octroi, la décision est discrétionnaire et peut être refusée. Ce n’est qu’après l’autorisation que le capital peut être déposé, les statuts enregistrés et la société inscrite au Répertoire du Commerce et de l’Industrie. Aucune préparation ne comprime cette phase, si bien qu’un calendrier qui l’omet n’est pas un calendrier monégasque.
Quel capital faut-il pour une SARL monégasque ?
15 000 euros, intégralement souscrits et libérés en numéraire ou en nature, et déposés dans une banque monégasque avant l’immatriculation. La SARL exige au minimum deux associés ; une version unipersonnelle, la SARLU, est disponible. Au-delà du capital, les coûts significatifs sont le notaire, la publication légale obligatoire et la domiciliation, qui totalisent souvent plusieurs milliers d’euros. L’inscription au RCI et le droit fixe d’enregistrement sont des montants forfaitaires modérés : Monaco ne connaît pas de droit d’État unique élevé pour la constitution.
Une société monégasque paie-t-elle des impôts ?
Souvent non. L’impôt sur les bénéfices, l’ISB, est de 25 % pour les exercices ouverts à compter de 2022, abaissé depuis 33,33 %, mais il ne s’applique qu’aux sociétés réalisant plus de 25 % de leur chiffre d’affaires hors de Monaco. Une entreprise opérant pour l’essentiel dans la Principauté paie 0 %. Les entreprises réellement nouvelles bénéficient de deux ans d’exonération totale puis d’une montée en charge taxant 25 %, 50 % et 75 % des bénéfices des années trois à six — un allègement réservé aux activités réellement nouvelles, non transférées ni rachetées. Il n’y a pas d’impôt sur le revenu des résidents monégasques.
Puis-je créer une société monégasque à distance ?
Non. Toute activité requiert une autorisation gouvernementale préalable, une adresse physique à Monaco — locaux propres ou société de domiciliation agréée — et un compte bancaire local avec les 15 000 euros de capital déposés avant l’immatriculation. Les banques monégasques appliquent une entrée en relation stricte, les statuts sont enregistrés localement et l’acte de libération du capital est notarié. Attendez-vous à des étapes en présentiel et à un KYC complet. Créer à Monaco présuppose de fait une installation, et traiter cela comme une formalité à distance revient à se méprendre sur l’offre de la juridiction.
Faut-il vivre à Monaco pour diriger une société monégasque ?
En pratique, oui. Il n’existe pas de règle formelle d’administrateur résident, mais le gérant doit détenir personnellement l’autorisation gouvernementale d’exercice, et un gérant étranger a besoin d’un permis de travail et de séjour pour diriger la société sur place. L’autorisation est personnelle au gérant nommé et à l’activité définie, elle n’est donc pas transférable et tout changement impose une nouvelle demande. L’effet combiné est une exigence de gérant résident, mise en œuvre par le régime d’autorisation plutôt que par le droit des sociétés.
Une société monégasque doit-elle être auditée ?
Seulement au-delà de certaines tailles. Un commissaire aux comptes est requis lorsque le capital social dépasse 150 000 euros, ou lorsque deux des trois seuils sont atteints sur deux exercices : actif supérieur à 1,5 million d’euros, chiffre d’affaires supérieur à 2,5 millions ou plus de 20 salariés. En dessous, un expert-comptable monégasque certifie les comptes. Après la constitution, la société doit également être déclarée aux Services Fiscaux et les gérants affiliés à la sécurité sociale monégasque.
Sources (1)

Suit où l'argent d'une famille atterrit réellement quand il se déplace — et où il n'atterrit discrètement pas.
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