Maroc · Retraite
Carte de séjour — retraité / résident non actif
Ouverte, mais il s'agit d'un permis d'immigration ordinaire, non d'un programme conçu à cet effet — il n'y a pas de revenu minimum légal publié. Le Maroc n'a aucun programme de résidence par investissement ni de citoyenneté par investissement, quel qu'il soit.
L'abattement de 80 % sur les pensions étrangères rapatriées est toute la proposition, et il subsiste en 2026 — produisant un taux effectif sur les revenus de pension étrangère de l'ordre de 5-8 %. Pour un retraité disposant d'une importante pension à prestations définies et n'ayant pas besoin d'un nouveau passeport, le Maroc bat discrètement, par la seule arithmétique, la plupart des régimes de retraite méditerranéens vantés.
Voies d'admissibilité
aucun minimum légal publié ; la pratique suggère environ EUR 1 500 par mois, plus un justificatif de pension et un compte bancaire marocain
Les faits
- Minimum
- €1.5k
- Coût total tout compris
- Faible — quelques centaines d'euros de frais officiels, plus de modestes coûts professionnels. La véritable économie tient au résultat fiscal, non au coût d'entrée.
- Type de voie
- Condition de pension
- Délai
- 2–6 mois (déposer dans les 90 jours suivant l'arrivée ; les renouvellements doivent être déposés au moins 60 jours avant l'expiration)
- Présence physique
- Substantielle en pratique — la carte s'adresse aux personnes vivant réellement au Maroc, et l'avantage fiscal exige le rapatriement de la pension
- Famille
- conjointenfants à charge
- Résidence permanente
- Une carte de 10 ans après environ 4 années de résidence légale continue (3 ans si marié(e) à un(e) Marocain(e))
- Citoyenneté
- 5 années de résidence légale (2 pour les conjoints de Marocains), bonne conduite et capacité d'intégration démontrée — mais la naturalisation est accordée par décret royal et est véritablement discrétionnaire
- Test de langue
- arabe et intégration appréciés en pratique
- Double nationalité
- Autorisée
- Conditions
- preuve de pension ou de revenu passifcompte bancaire marocainpreuve de logementcasier judiciaire viergecertificat médicaldemande dans les 90 jours suivant l'arrivée
- Ne confondez pas l'exonération de pension 2026 avec votre pension. La loi de finances 2025/2026 a totalement exonéré les pensions de la CNSS, de la CMR, du RCAR et de la CIMR à compter du 1er janvier 2026 — ce sont uniquement des régimes domestiques marocains. Les pensions de source étrangère ne sont PAS couvertes et reposent toujours sur la réduction de 80 % de l'art. 76. Au moins un site de conseil en vue présente cela comme une « exonération totale à partir de 2026 », ce qui est tout simplement faux pour les retraités étrangers.
- La réduction de 80 % exige que la pension soit dûment rapatriée au Maroc en dirhams non convertibles. L'argent qui reste à l'étranger ne bénéficie d'aucun allègement — et les dirhams ne sont pas librement reconvertibles vers l'extérieur.
- Le Maroc impose les résidents sur le revenu mondial jusqu'à 37 %. L'abattement de pension est étroit ; vos dividendes, intérêts et plus-values ne bénéficient d'aucun traitement de ce type.
- Le test de résidence est une fenêtre glissante de 365 jours, et non une année civile — 183 jours sur toute période de 365 jours vous rendent résident, ce qui est un piège plus subtil que la règle habituelle et prend au dépourvu ceux qui répartissent soigneusement leurs années.
- Il n'y a pas de revenu minimum publié pour la carte de retraité, ce qui signifie qu'il n'y a pas non plus de droit acquis. C'est de la discrétion administrative, et les refus n'ont pas à être motivés.
- Le Maroc n'est pas un réfractaire permanent à la CRS. Le tableau des engagements de l'OCDE du 22 May 2026 indique que le Maroc s'est engagé à échanger en 2025 mais ne l'a pas encore fait, et retient 2028 comme l'année où il devrait commencer. Tablez sur un échange d'ici 2028.
- La naturalisation est par décret royal — discrétionnaire, lente et ne saurait servir de fondement à un plan.