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Canada

Un passeport du G7 fondé sur l'État de droit, sans droits de succession ni impôt sur la fortune — mais le Canada a passé la période 2024–2026 à fermer méthodiquement chacune des voies par lesquelles une famille fortunée pouvait autrefois s'installer, et il applique un impôt de départ par disposition réputée au moment de partir.

Dernière vérification juillet 2026181 destinations sans visa

Questions fréquentes

Le Start-up Visa canadien est-il encore ouvert en 2026 ?

Non. Le Start-up Visa a fermé aux nouvelles demandes le 1er janvier 2026, à la suite d'instructions ministérielles publiées à la Gazette du Canada le 20 décembre 2025, après que l'arriéré eut atteint environ 42 000 à 46 000 dossiers, avec des délais de traitement dépassant la décennie. IRCC a cessé d'accepter de nouveaux certificats d'engagement à cette date. Même la fenêtre transitoire pour les certificats de 2025, close le 30 juin 2026, est désormais passée. Un projet pilote de remplacement pour entrepreneurs, décrit comme « High Impact », a été annoncé : il n'était pas ouvert en juillet 2026, et aucun critère, seuil ou date d'ouverture n'a été publié. Quiconque se voit encore vendre un Start-up Visa en 2026 se voit vendre une place dans une file fermée.

Le Canada a-t-il un visa d'investisseur passif, où l'on place simplement de l'argent contre la résidence ?

Un seul subsiste, et il est provincial : le Programme des immigrants investisseurs du Québec (PIIQ). Le programme fédéral d'immigrants investisseurs a été supprimé en 2014, son arriéré d'environ 59 000 demandes ayant été annulé par la loi. Le programme pilote de capital-risque qui l'avait remplacé (2 M CAD à risque pendant 15 ans) a été supprimé en 2017. Le Canada n'a plus de voie fédérale d'investisseur passif depuis plus de dix ans. Le PIIQ a été relancé le 1er janvier 2024 et exige un investissement de 1 000 000 CAD sur cinq ans sans intérêt, plus une contribution non remboursable de 200 000 CAD. Tout site commercialisant un « visa investisseur canadien » au niveau fédéral décrit quelque chose qui n'existe plus.

Quel est le piège du Programme des immigrants investisseurs du Québec ? N'est-ce qu'une question d'argent ?

L'argent est la partie facile. La relance de 2024 a ajouté une exigence orale ferme et non susceptible de dispense en français, au niveau 7 de l'échelle québécoise, soit environ B2 du CECR, pour le demandeur principal. C'est un véritable examen d'expression et de compréhension orales, non une formalité, et c'est cette seule condition, non les 1,2 M CAD, qui a tué le marché asiatique traditionnel du programme. Côté financier, 200 000 CAD des 1,2 M CAD constituent des frais non remboursables, et le million de dollars est restitué après cinq ans sans intérêt, ce qui représente un coût réel à six chiffres aux taux canadiens. La sélection par le Québec n'est pas non plus une admission : le gouvernement fédéral procède toujours aux contrôles de sécurité et médicaux et délivre la résidence permanente. Les conseils qui annoncent 1,2 M CAD en omettant le français décrivent un programme qui n'existe plus.

Le Start-up Visa ayant disparu, quelles voies entrepreneuriales vers la résidence permanente canadienne subsistent ?

Les volets entrepreneurs des programmes des candidats des provinces et ceux du Québec sont désormais les principales voies actives vers la résidence permanente. Ce sont des programmes opérationnels, non des produits d'investissement. La plupart des volets provinciaux fonctionnent en deux étapes : vous vous installez avec un permis de travail, vous exploitez réellement l'entreprise, et vous atteignez des objectifs de performance en matière d'emplois et d'investissement. Ce n'est qu'ensuite que vient la désignation. À défaut de performance, pas de résidence permanente, et l'investissement est perdu. Les volets québécois ajoutent l'examen oral obligatoire de français de niveau 7 dans tous les cas. Les allocations fédérales aux provinces sont remontées à 91 500 désignations pour 2026, en hausse d'environ 66 % par rapport à 2025, mais encore quelque 17 % en dessous des 110 000 de 2024. La capacité est contrainte, et les provinces ferment des volets avec peu de préavis.

Le Canada impose-t-il les successions ou la fortune ?

Le Canada n'a ni droits de succession ni impôt sur la fortune. C'est un avantage réel de ce passeport du G7. Il existe toutefois une disposition réputée de tous les biens en capital au décès, imposée sur la dernière déclaration, plus des frais d'homologation provinciaux. Le gain accumulé est donc tout de même réalisé en fin de vie, même sans droits de succession formels. Sur les plus-values en général, la hausse proposée du taux d'inclusion de 50 % à 66,67 % a été reportée en janvier 2025 puis purement et simplement annulée le 21 mars 2025. Le taux d'inclusion reste de 50 % pour tous, aux taux marginaux, sans seuil de 250 000 CAD ni système à deux paliers. Les taux marginaux supérieurs combinés fédéral-provincial vont d'environ 44 % en Alberta à environ 55 % à Terre-Neuve-et-Labrador.

Si je deviens résident canadien puis que je pars, serai-je imposé à la sortie ?

Oui. Le Canada prélève un impôt de départ au titre de l'art. 128.1 de la loi de l'impôt sur le revenu. À la cessation de résidence, vous êtes réputé avoir cédé la plupart de vos biens en capital à leur juste valeur marchande et les avoir immédiatement rachetés. Cela réalise le gain accumulé au taux d'inclusion de 50 %, soit environ 22 à 27,5 % du gain selon la province, que vous vendiez ou non quoi que ce soit. Certains actifs sont exclus, dont les biens immobiliers canadiens, les REER, FERR, REEE, CELI et régimes de retraite enregistrés. Mais les titres de sociétés privées, qui dominent la plupart des bilans UHNW, sont pleinement visés et donnent fréquemment lieu à des litiges d'évaluation coûteux avec l'ARC. Vous pouvez opter, via le formulaire T1244, pour un report de paiement sans intérêts jusqu'à la cession effective, mais l'option est due au 30 avril de l'année suivant l'émigration, et une garantie doit être constituée dès que l'impôt fédéral dépasse 16 500 CAD.

Puis-je simplement déclarer avoir quitté le Canada pour cesser d'y être imposé ?

Non. La cessation de résidence s'apprécie en fait et en droit, au regard de la rupture des liens de résidence. Ce n'est pas une simple question de billet d'avion ou d'intention déclarée. Conserver un logement disponible, ou laisser un conjoint ou des enfants à charge au Canada, compte parmi les indices les plus forts que la résidence n'a pas cessé. Vous restez imposable sur vos revenus mondiaux tant qu'elle n'a pas réellement cessé. Vous devez aussi déposer le formulaire T1243 pour déclarer la disposition réputée, et le formulaire T1161 énumérant l'ensemble des biens mondiaux lorsque leur juste valeur marchande totale dépassait 25 000 CAD au départ. Ces dépôts sont exigés même en l'absence d'impôt dû, et le retard est sanctionné. Contrairement aux États-Unis, le système fiscal canadien suit la résidence et non la citoyenneté : un citoyen canadien peut donc réellement en sortir — mais seulement en rompant correctement ses liens.

Combien de temps avant d'obtenir la citoyenneté canadienne, et le Canada admet-il la double citoyenneté ?

Le Canada admet la double citoyenneté. La naturalisation exige trois années de présence physique au Canada sur les cinq précédentes, ainsi qu'un niveau de langue NCLC 4 en anglais ou en français pour les 18 à 54 ans. Cette règle de présence physique se combine à l'obligation de résidence des résidents permanents, soit 730 jours par période glissante de cinq ans pour les titulaires du PIIQ comme pour les autres. Ce sont les voies vers la résidence permanente qui sont lentes : le PIIQ prend environ 24 à 48 mois entre la sélection québécoise et le traitement fédéral, et les volets entrepreneurs provinciaux exigent généralement d'exploiter une entreprise sous permis de travail avant même la désignation. Le calendrier réaliste vers un passeport est donc la voie de résidence permanente plus trois années qualifiantes, non trois ans à compter de l'arrivée.

Quel est le niveau de risque politique et de file d'attente des programmes canadiens actuellement ?

Ce n'est pas théorique : c'est déjà arrivé. En 2014, le Canada a annulé par la loi environ 59 000 demandes fédérales d'investisseurs en instance, alors que certains candidats attendaient depuis des années. Le PIIQ lui-même a été suspendu de 2019 à 2023, avec peu de préavis. La fermeture du Start-up Visa le 1er janvier 2026, en même temps que la suspension du programme des travailleurs autonomes, montre le même réflexe, en plus rapide. Le plan des niveaux d'immigration 2026-2028 a réduit d'environ moitié la cible fédérale d'immigration d'affaires, à quelque 500 demandeurs principaux par an. Même le projet pilote « High Impact » annoncé est calibré pour admettre quelques centaines de fondateurs à l'échelle nationale : il n'est pas conçu pour rouvrir le marché. Les candidats bloqués dans les arriérés hérités n'ont aucune date de traitement garantie. Traitez le risque de file d'attente de tout programme canadien comme réel.

Situation fiscale

Impôt sur le revenu (tranche supérieure)
33 % au niveau fédéral ; les taux marginaux supérieurs fédéraux-provinciaux combinés s'échelonnent d'environ 44 % (Alberta) à 55 % (Terre-Neuve-et-Labrador), avec l'Ontario à ~53,5 % et le Québec à ~53,3 %
Plus-values
taux d'inclusion de 50 % imposé aux taux marginaux (effectif ~22–27,5 %) ; la hausse proposée à 66,67 % a été reportée en janvier 2025 puis purement et simplement ANNULÉE le 21 mars 2025
Impôt sur la fortune
aucun
Droits de succession
aucun — mais il existe une disposition réputée de l'ensemble des biens en immobilisation au décès, imposée sur la déclaration finale, à laquelle s'ajoutent les frais d'homologation provinciaux
Régime spécial
Aucun. L'exemption de la fiducie d'immigration de 60 mois, seul régime d'attractivité significatif du Canada, a été abrogée à compter de 2015.
Territorial
Non, revenu mondial imposé
Règles SEC
Oui
Impôt de sortie
Oui, le départ a un coût
NCD
Participant

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