France · Entreprise et fondateur
Talent — Porteur d'un projet économique innovant (French Tech Visa pour fondateurs)
Régi par le régime du titre de séjour « talent » du CESEDA (à l'origine le « passeport talent — projet économique innovant », art. L421-16) ; restructuré et renommé de « passeport talent » en « talent » par la Loi n°2024-42 du 26 janvier 2024. La voie et la procédure simplifiée French Tech Visa restent ouvertes en 2026.
L'une des rares voies pour fondateurs dans une grande économie de l'UE sans seuil d'investissement en capital — elle conditionne l'accès à la crédibilité d'un projet innovant, et non à la taille d'un compte en banque.
Voies d'admissibilité
Aucun seuil fixe d'investissement en capital (contrairement à la voie distincte « créateur d'entreprise », qui exige 30 000 €). Le demandeur doit justifier de moyens de subsistance annuels au moins égaux au SMIC brut à temps plein — 22 404,20 € au 1er juin 2026 — ainsi qu'un projet dont le caractère innovant est reconnu par un organisme public, évalué par la DRIEETS, généralement via un incubateur/accélérateur partenaire French Tech ou une lettre de soutien de deux acteurs reconnus de l'écosystème French Tech.
Les faits
- Coût total tout compris
- Frais gouvernementaux uniquement : environ 449 € à la première délivrance (300 € de taxe administrative + 50 € de droit de timbre + 99 € de visa long séjour) ; ~250 € au renouvellement. Aucun seuil d'investissement ; le demandeur finance lui-même son coût de la vie et la start-up.
- Type de voie
- Entreprise et fondateur
- Délai
- 2–6 mois (La DRIEETS examine le dossier de projet innovant (déposé en ligne via démarches-simplifiées) en environ 1 à 2 mois ; le visa long séjour et la délivrance du titre pluriannuel suivent. Les délais varient selon le consulat et la préfecture.)
- Présence physique
- Aucun nombre minimal de jours fixe pour la carte, mais le titulaire doit réellement résider en France et y mener le projet innovant ; le permis autorise l'activité commerciale associée. Une résidence continue est requise pour progresser vers la résidence permanente (5 ans) et la naturalisation.
- Famille
- conjointenfants
- Résidence permanente
- Après 5 ans de résidence légale continue, éligible à une carte de résident de 10 ans (« carte de résident »), sous réserve des conditions d'intégration et de ressources.
- Citoyenneté
- Naturalisation par décret possible après 5 ans de résidence habituelle (durées réduites dans des cas limités), sous réserve d'intégration, de ressources stables et d'exigences linguistiques.
- Test de langue
- Langue française requise pour la naturalisation — niveau B2 (relevé depuis le B1) dans le cadre des réformes entrant en vigueur au 1er janvier 2026 ; un niveau B1 est également requis pour la carte de résident de longue durée.
- Double nationalité
- Autorisée
- Conditions
- Projet économique innovant reconnu par un organisme public, validé via la procédure en ligne de la DRIEETS (soutien d'un incubateur/accélérateur French Tech ou de deux acteurs reconnus de l'écosystème)Ressortissant hors UE/EEE/Suisse développant le projet en FranceJustification de moyens de subsistance ≥ SMIC annuel brut à temps plein (22 404,20 € au 1er juin 2026)Business plan et, lorsque le secteur est réglementé, les autorisations correspondantes
- L'approbation repose sur une évaluation subjective de la DRIEETS quant au caractère réellement « innovant » du projet — c'est la reconnaissance, non l'argent, qui fait office de porte, et elle peut être refusée.
- La voie « projet innovant » est souvent confondue avec la voie distincte « créateur d'entreprise », qui exige un investissement de 30 000 € et un diplôme de niveau master ou 5 ans d'expérience — des règles entièrement différentes.
- La loi immigration de 2024 et les réformes de 2026 ont relevé le niveau de langue pour la naturalisation à B2 et durci les conditions d'intégration ; les frais ont également augmenté en 2026, il faut donc vérifier les chiffres en vigueur avant de déposer.