Chypre · Citoyenneté par investissement
Cyprus Investment Programme (dispositif de naturalisation des investisseurs par exception)
Aboli avec effet au 1er novembre 2020 à la suite d'une enquête en caméra cachée d'Al Jazeera et d'un rapport critique de la Cour des comptes. La commission d'enquête Nikolatos a par la suite constaté qu'une majorité des passeports accordés dans le cadre du dispositif — chiffrée à 53% — avaient été délivrés illégalement. Des procédures de révocation et des enquêtes pénales se sont poursuivies tout au long de 2025.
Chypre est le récit édifiant que les avocats de Malte auraient dû lire. L'effondrement du programme montre que le véritable risque de la citoyenneté par investissement n'est pas que le programme ferme — c'est que l'État réexamine rétroactivement des octrois déjà réalisés, ce que Chypre fait précisément depuis 2021. Quiconque a été naturalisé dans le cadre d'un dispositif jugé par la suite défectueux porte cette exposition à vie.
Voies d'admissibilité
plus une résidence permanente obligatoire de EUR 500,000 ; voie abolie en 2020
voie abolie en 2020
voie abolie en 2020
Les faits
- Investissement minimum
- €2M
- Coût total tout compris
- Historiquement, un investissement de EUR 2m plus EUR 200k de dons obligatoires à la Research and Innovation Foundation et à la Land Development Corporation, plus les frais. À titre purement théorique.
- Type de voie
- Citoyenneté par investissement
- Délai
- 6–8 mois (historique)
- Présence physique
- Historiquement quasi inexistante — une visite pour fournir les données biométriques
- Famille
- conjointenfants à charge jusqu'à 28 ansparents du demandeur principal (moyennant une résidence supplémentaire de EUR 500,000)
- Résidence permanente
- sans objet
- Citoyenneté
- fermée
- Test de langue
- aucun n'était exigé
- Double nationalité
- Autorisée
- Conditions
- sans objet désormais
- Fermé depuis le 1er novembre 2020. Toute offre de citoyenneté chypriote par investissement en 2026 est frauduleuse.
- Les révocations sont réelles, non théoriques : le Conseil des ministres a déchu de leur citoyenneté des titulaires dont les dossiers n'ont pas passé le réexamen rétroactif.
- La Cour des comptes a chiffré les pertes à environ EUR 200m d'impôts et EUR 25m de frais non perçus, ce qui entretient l'appétit politique pour de nouveaux réexamens.
- En décembre 2025, Chypre a entrepris de supprimer le pouvoir discrétionnaire résiduel du Conseil des ministres qui avait permis la naturalisation par exception en dehors des règles ordinaires — retirant la dernière porte dérobée théorique. La caractérisation dans cette fiche de cette étape de décembre 2025 repose sur un article de presse secondaire qui n'a pu être récupéré à nouveau ; l'amendement sous-jacent devrait être confirmé avant tout conseil à son sujet.
- Les propres citoyens de Chypre naturalisés entre 2013 et 2020 continuent de faire face à des frictions accrues lors de l'entrée en relation bancaire.